Author Topic: cadeau anniversaire Il y avait du mépris pour mon état actuel  (Read 90 times)

sdmjhaFs

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cadeau anniversaire Il y avait du mépris pour mon état actuel
« on: November 06, 2013, 06:38:25 am »
x de la vie mondaine. Si je ne portais pastoujours la soutane; si profitant d'un privilège que j'avais accepté, àla suite de mon voyage de Rome et d'un titre honorifique, j'allais dansles salons officiels dans cette tenue de _Monsignor_, qui effarouchaitmoins le monde, je n'en sentais pas moins, même invisible, la robe noirequi couvrait ma poitrine refroidie comme un drap de cercueil.Puisque j'étais un prêtre, célèbre,cadeau anniversaire, sage, à l'abri de tout reproche;puisque j'avais sur le front et dans le cœur la neige pure de vingt ansde vertu, quelle contagion, quelle reprise des sens ou du sentimentpouvais-je craindre, en revoyant la femme, justement condamnée, quej'étais bien sûr de ne plus aimer?C'était à elle, s'il lui restait quelque chose des fiertés demademoiselle de Chavanges, à ne pas accepter cette rencontre. Je mecroyais presque sûr de son refus. Aussi, quand Gaston, avec son habiletéde séduction, revint à la charge, parlant même de m'enlever sur l'heure,dans sa voiture, pour aller prendre le thé avec la duchesse, qui devaitrentrer bientôt de l'Opéra, je lui répondis que j'irais lui rendrevisite, mais que je le priais auparavant d'obtenir l'assentiment de laduchesse.--Pourquoi? me demanda-t-il, avec une impudence si gaie, si naïve, queje ne pus m'empêcher de sourire.Il m'était difficile de répondre.--Est-ce que tu crois qu'on t'en veut encore de ton brusque départ?répliqua-t-il avec la même effronterie.--Non, je ne crois pas cela.--Eh bien, alors!Il y avait du mépris pour mon état actuel, dans cette confiance deGaston. Je me sentis défié.De toutes les passions,cadeau anniversaire homme, la plus indéracinable, c'est l'orgueil. On tordses racines et on le fait ramper en soi-même, quand il ne peut plussortir et grandir d'un jet libre et droit; mais on ne le déracine pas.J'ai connu bien des humbles, dont l'humilité n'était que le prolongementen dessous de l'orgueil qui ne pouvait plus se dresser.A l'heure même ou j'écris, après tant de foudroiements, je sens encoremon orgueil; c'est lui qui me fait écrire avec trop de complaisance,pour moi, cette confession...Je repris d'un ton ferme et net:--Si je t'ai bien compris, madame de Thorvilliers reçoit plus dephilosophes que de prêtres?--C'est vrai.--Je serais dès lors une nouveauté dans son programme. C'est pourquoi ilme semble convenable de la consulter.--Tu y tiens? soit, dit Gaston. Je lui en parlerai et je t'écrirai. Onvoit bien que tu fais de la casuistique! Mais veux-tu que je te l'avoue,l'abbé? Tu avais plus l'air d'un prêtre, il y a vingt ans, quand tu nel'étais pas, qu'aujourd'hui.--C'est que, maintenant, je suis plus habitué à ne pas faire scandale.Gaston reprenait une occasion de taquinerie avec moi, qu'il avait perduependant dix-huit ans.--Sais-tu, reprit-il, que ton costume te va bien?--Tu trouves?--Il ne te manque qu'un nuage de poudre, pour ressembler à un abbé dudix-huitième siècle.--Tu ne penses pas que j'ai assez de cheveux blancs?--Fat! Si j'en ai moins que toi, c'est que les têtes de fous grisonnenttard, ou ne grisonnent pas.Je pensais en moi-même:--Qui peut se vanter de n'avoir pas été fou!La conversation prenait un tour de badinage qui se continua quelquesinstants encore.Sans y prendre goût, je m'aperçus que j'étais plus habile qu'autrefois àcette escarmouche. Ma confiance s'augmenta de cette persuasion.--Ah! madame la duchesse! me disais-je tout bas, quand je quittaiGaston, je vous défie bien, cette fois de me faire trembler! Si votreesprit est resté le même, le mien s'est affilé. A nous deux!XVIJ'avais donné mon adresse à Gaston. Le lendemain, il m'écrivait que laduchesse me recevrait avec plaisir. Il ne m'indiquait spécialement nison jour, ni son soir de réception. Il m'avait dit d'ailleurs,cadeau femme, encausant, qu'on était certain, tous les soirs, de trouver l'hospitalitédans le petit salon de madame de Thorvilliers, quand le grand salonn'était pas allumé.Si elle était obligée ou tentée d'aller aux Italiens ou à l'Opéra, lesgens de sa société qui ne la rejoignaient pas le soir, dans sa loge,pouvaient l'att
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